
A la fin du XXème siècle, l’explosion démographique et les progrès de l’Homme accroissent les impacts de l’activité humaine sur son environnement. Constats, rapports scientifiques et cris d’alarmes d’associations font le bilan des dégâts causés dans le passé et l’actualité, par une activité humaine que l’on a oublié de maîtriser ou que l’on ne sait pas encore comment maîtriser. A cela s’ajoutent différentes catastrophes humanitaires et la perduration d’importantes disparités sociales à travers le monde. Les conclusions sont claires : l’équilibre du bien-être et de la survie de l’Homme est menacé, à moyen et long terme.
Il est représenté par l’interaction des 3 dimensions appelées « piliers du développement durable » : l’économique, le social et l’environnemental.
Pour référence, les Agendas 21 adaptent, à l’échelle des collectivités territoriales et de leurs groupements, le programme mondial de développement durable intitulé Action 21, défini par le « Sommet de la Terre pour le 21ème siècle de Rio » (Conférence des Nations Unies de 1992).
Adopté par 178 pays, l’Action 21 s’inscrit dans la prise de conscience du développement durable. Il répertorie les enjeux de l’Homme sur la planète. Et, pour être plus opérationnel qu’un simple principe d’action, l’Action 21 comporte une quarantaine de chapitres articulant 2500 recommandations.
Les finalités en sont :
-la protection de l’environnement
-l’équité sociale
-l’efficacité économique.
Pour agir, l’Action 21 prévoit l’implication de nombreux acteurs. Et, par le chapitre 28, l’initiative est laissée aux collectivités territoriales et locales pour appuyer le programme mondial en déployant un programme local d’actions, adaptées selon les besoins et spécificités du territoire. Ainsi pourront naître les premiers Agendas 21 locaux.
Par ailleurs, cette volonté d’action sera réaffirmée par 180 pays lors du « Sommet Mondial sur le développement durable de Johannesburg » (Conférence Nations Unies de 2002).
Aujourd’hui, après l’inscription de la Charte de l’Environnement à la Constitution Française en 2005 pour compléter les dimensions sociales et économiques, un cadre de référence national pour les Agendas 21 locaux a été défini en 2006 par l’Etat.
En résumé, à partir de l’indentification des enjeux d’équilibre d’un territoire sur le long terme, un Agenda 21 est une démarche d’élaboration et de mise en pratique d’un plan d’actions. Ces actions pragmatiques ont pour objectif de répondre aux enjeux identifiés économiques, sociaux ou environnementaux du territoire dans les cinq finalités suivantes :
La mise en pratique du plan d’actions fait vivre le projet de développement durable du territoire auquel il s’applique. Il repose sur la transversalité de la démarche et l’organisation, le suivi et l’évaluation des actions. Le contrôle de l’accomplissement des objectifs permettra l’amélioration continue. De plus, le travail est un travail d’équipe participatif entre la collectivité territoriale, les habitants et les acteurs locaux du territoire.
*Agenda = pour prévoir et réaliser des actions concrètes
*21 = pour le 21ème siècle
L’Agenda 21 du Grand Lyon et l’Agenda 21 du Val de Saône
Depuis 2004, le Grand Lyon a lancé son Agenda 21, voté à l’unanimité des conseillers communautaires. Ce document est accompagné d’Agendas 21 territoriaux élaborés spécifiquement sur des secteurs particuliers. Ainsi, le Val de Saône possède son propre Agenda 21. Par ailleurs, la démarche développement durable du Grand Lyon s’est complétée en 2006 d’une structure originale : le Club du Développement Durable. Il permet aux 57 communes de se réunir et d’échanger sur la prise en compte du développement durable à leurs échelles. Toutes les thématiques du développement durable peuvent y être abordées : expériences réussies et difficultés enrichissent séances et ateliers.
Il est important que l’Agenda 21 de Collonges s’intègre dans ces structures, par ses actions mais aussi par la participation active de certains de ses conseillers municipaux et citoyens comme de véritables relais du Développement Durable.