Patrimoine bâti

Le Vieux Collonges, vu du ciel

 

Collonges possède des ouvrages typiques liés à la conquête de l’eau et un bâti remarquable sur les pentes du Mont Cindre.

 

 

Les ouvrages liés à l’eau

Lavoir de Braizieux
  • L’aqueduc du Mont d’Or traverse la commune du Nord au Sud sur les pentes du Mont Cindre. Il aurait été construit dès l’an 20 avant JC. Son trajet est bien identifié.
  • La citerne de Montgelas capte la source du même nom. Elle alimentait par des tuyaux en terre cuite tout le Vieux Collonges.
  • Le lavoir de Braizieux est situé sur le chemin du même nom. Lors de l’élargissement du chemin, il a été remanié. Son toit initialement en impluvium a, de fait, été transformé.
  • Le puits Saint Nizier fait partie d’une série de puits en ligne situés sur la ligne de pente.
Le lavoir d'Eppeluis
  • Le jardin d’Aquaria est un ensemble regroupant la source du Tourvéon, un puits, une citerne et une fontaine. Un ensemble de bassins viviers devrait encore être à découvrir.
  • La citerne de Chavannes et le lavoir d’Epelluis forment un ensemble très intéressant pour comprendre la nécessité de répartir l’eau entre voisins.
  • Une promenade appelée « le chemin de l’eau » parcourt ces sites en un trajet de deux heures. Un petit fascicule sur ce sujet a été édité. Il est disponible à la médiathèque et en mairie.

 

 Les bâtiments et propriétés remarquables

vue sur le Vieux Collonges 2015

 

L’église Saint Nizier du Vieux Collonges

Au 5ème siècle, un oratoire fut édifié sous le vocable de Saint Clair à l’emplacement d’un autel druidique ou païen près de la source de Montgelas. Au 7ème siècle, l’oratoire fut transféré à proximité, sur un petit replat. Il devint l’église paroissiale sous le vocable de Saint Nizier, archevêque de Lyon, mort en 573. Cette église subit ensuite des transformations au cours des siècles. On peut en remarquer les traces sur les façades. En 1692 fut construite la sacristie, puis la montée au clocher. A la Révolution, l’église devint le « Temple de la Raison ». Après le transfert du culte dans la nouvelle église du Bourg vers 1845, elle tombe en ruine. En 1935, des travaux remettent en état le chœur et le transept. Le toit est effondré. En 1965, sa restauration sera entreprise par la Municipalité de l’époque.

Maison Carrand - Patrimoine bâtiLa maison Carrand

Située en face de la vieille église, elle a abrité le presbytère. Lorsque cette église a été désaffectée, le peintre lyonnais Carrand s’est porté acquéreur et y a séjourné jusqu’à sa mort en 1899.

 

 

 

Autres propriétés et sites remarquables

Grand Port - Patrimoine bâti

Le Grand-Port (photo ci-jointe)
C’est Monsieur Joseph Bergier père, qui vers 1810 forma, par l’acquisition de terrains, la propriété alors connue sous le nom de « Clos Bergier ». Le propriétaire est distillateur-liquoriste et possède une grosse fortune. Il sera Maire de Collonges de 1827 à 1833. En 1854, la propriété est vendue à M. Chomer qui l’aménagea luxueusement et la baptisa « Grand-Port ». A l’époque, il y avait cinq jardiniers pour l’entretien du grand et beau parc arboré. C’est actuellement un ensemble médicalisé.

 

Le château du Tourvéon
La famille Tourvéon, propriétaire du château, s’éteignit en 1671. Plus tard, la famille de Murard devint propriétaire et fit démolir le château ancien de type grosse maison carrée, pour construire en 1854 le château actuel dans son parc de 23 ha. Il est maintenant transformé en un ensemble immobilier de qualité.

 

Le château de Chavannes
Il était situé dans le secteur du lavoir d’Epelluis. Il datait du 14ème siècle. On voit encore dans ce hameau de Chavannes les restes d’un pont-levis sur la façade d’une ancienne Maison Forte.

 

Rue Pierre Termier, rue Georges Clémenceau
et rue Maréchal Joffre

Le long de cet axe Nord-Sud, on peut remarquer de nombreuses et belles propriétés bourgeoises dans des parcs arborés.

 La propriété Montgelas
Au 17ème siècle, la propriété était reliée par un souterrain qui passait sous la route et aboutissait à une maison située en contrebas. Ceci laisse supposer qu’elle était une dépendance du vigneronnage des moines de l’Ile Barbe.

La maison Bonnamour
Maison très ancienne qui fut le vigneronnage de l’Abbaye de l’Ile Barbe. Bien qu’elle ait été remaniée au cours des siècles, elle a gardé ses galeries à l’italienne, ses terrasses étagées, ses escaliers en hémicycle pour accéder d’une terrasse à l’autre et surtout des millésimes naturels qui n’ont pas été rapportés par des amateurs de pierres anciennes. Une petite fenêtre Renaissance est datée de 1600. Une clé porte la date de 1611 et une fontaine de 1669.